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La crise, dont il faut rappeler qu’elle trouve son origine dans les délires de la finance, a évidemment
La crisi, la cui origine , occorre ricordare , si trova nei deliri della finanza, ha evidentemente
gonflé la dette. Baisse des recettes fiscales dues à la récession, plan de relance pour éviter la dépression
gonfiato il debito. Ricette fiscali dovute alla recessione, piano di rilancio per evitare la depressione
et, enfin, sauvetage des banques se sont combinés pour arriver à ce résultat.
e, infine, salvataggio delle banche si sono combinati in modo tale da arrivare a questo risultato.
Alors que faire maintenant pour empêcher les prophéties autoréalisatrices des marchés de se
Allora, che fare adesso per impedire alle profezie dei mercati di concretizzarsi?
concrétiser ? Tout d’abord, il faut acter que les plans d’austérité, au-delà même de leur caractère
Innanzitutto, occorre prendere atto che i piani di austerità, al di là dei loro fini inaccettabili , sono
socialement inacceptable, sont inutiles. Et c’est tout le paradoxe de la situation. Les marchés veulent
inutili. Ed è il paradosso di tutta la situazione . I mercati vogliono che i deficit pubblici
que les déficits publics soient réduits pour être sûrs que les Etats puissent payer la charge de la dette,
siano ridotti per essere certi che gli Stati possano pagare il peso del debito,
mais ils s’inquiètent du fait que les mesures prises vitrifient l’activité économique. Face à ces
ma si preoccupano del fatto che le misure prese ingessino l’attività economica. Di fronte a queste
injonctions contradictoires, il ne sert à rien de vouloir rassurer les marchés, puisque plus on les
contraddizioni, non serve a niente voler rassicurare i mercati, poichè più si cerca di
rassure, plus ils s’inquiètent. La seule solution est de sortir les Etats de leur emprise.
rassicurare, più questi si agitano. L’unica soluzione è quella di far uscire gli Stati dalla loro influenza.
Il faut, pour cela, tout d’abord européaniser et monétiser les dettes publiques. La BCE et les banques
Occorre per questo, prima di tutto europeizzare e monetizzare i debiti pubblici. La BCE e le banche
centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les Etats et les politiques
centrali nazionali devono poter, sotto il controllo democratico, finanziare gli Stati e le politiche
publiques européennes. Concernant le stock de la dette existant, un audit citoyen doit pouvoir
pubbliche europee. Per quanto concerne lo stock del debito esistente, un audit (consulto) cittadino
déterminer la part de la dette qui est illégitime, et donc doit être annulée, et celle qu’il faudra
può stabilire la parte di debito che è illegittima, e dunque deve essere annullata, e quella invece che
rembourser, la BCE pouvant dans ce cas la racheter. Les banques doivent être mises sous contrôle
occorrerà rimborsare, potendo, in questo caso, la BCE ricomprarla. Le banche devono essere poste
social afin qu’elles se tournent vers les financements de l’activité productive et la transformation
sotto controllo sociale per far sì che rivolgano l’attenzione ai finanziamenti dell’attività produttiva e la
écologique de la société. Enfin, il faut une réforme fiscale d’ampleur qui redonne des marges de
trasformazione ecologica della società. Infine, occorre un’ ampia riforma fiscale che ridia possibilità di
manœuvre à l’action publique. Ces orientations supposent de rompre avec tout ce qui a fait
manovra all’ intervento pubblico. Questi orientamenti presuppongono di rompere con tutto quello
l’orthodoxie néolibérale de ces dernières décennies. Les mouvements sociaux qui commencent à
che ha fatto l’ortodossia neoliberale in questi ultimi decenni. I movimenti sociali che cominciano
secouer l’Europe devront l’imposer.
a scuotere l’Europa dovranno imporlo. (…)
L’intero articolo apparso su “Libération” il 3 novembre è visibile sul sito del NPA – Nouveau parti anticapitaliste) :
http://www.npa2009.org/content/comment-sortir-les-etats-de-l%E2%80%99emprise-des-march%C3%A9s-financiers-paru-dans-lib%C3%A9ration-du-3